Tagada, Dragibus ou encore Car en sac… Cela vous dit immédiatement quelque chose. Cachés au fond d‘un tiroir de bureau, de cuisine ou dans le sac de vos enfants, les bonbons Haribo sont partout. En 95 ans d’existence, la marque à l’ours en or est devenue leader de la vente de bonbons en Europe. Un succès qui s’est construit en douceur, entre l’Allemagne et la France.

Des bonbons devenus cultes

haribo-trigiliDepuis plusieurs générations, Haribo fabrique des bonbons. Des gélifiés, comme le nounours ou les crocos, des dragéifiés comme les Dragibus ou les Car en Sac ou encore des bonbons mous comme la fraise Tagada ou les Chamallows (plus faciles à manger qu’à écrire). En tout, environ une cinquantaine de bonbons différents et encore plus de couleurs et d’arômes, pour tous les goûts. Vendus en sachets individuels, paquets familiaux ou assortiments, les bonbons Haribo ont vu au fil du temps leur famille s’agrandir.

Haribo, une histoire de famille

Comme Opinel, Haribo est liée à une famille, celle des Riegel. En 1920, Hans Riegel, confiseur, fonde sa société près de Bonn. Elle s’appellera Haribo (Hans Riegel Bonn). 2 ans plus tard, il invente l’ours dansant. Un bonbon gélifié avec une forme ludique qui plait immédiatement aux enfants et qui ne coute qu’un pfennig à l’époque. Devant le succès qu’il rencontre, il commence à fabriquer des bonbons et des rouleaux à base de réglisse, les Rotella. Dès 1930, l’entreprise compte 160 salariés, puis près de 400 avant que la Seconde Guerre Mondiale ne vienne ralentir la production.

À la mort de Hans en 1945, sa femme reprend l’entreprise, aidée ensuite de ses fils Hans Jr, en charge de la partie commerciale, et Paul à la production. Ces derniers permettent à l’entreprise de se redresser. L’ourson dansant devient l’ours d’or et la première publicité télé arrive en 1962 avec un slogan qui n’a pas changé depuis : « Haribo c’est beau la vie, pour les grands et les petits ».

Haribo s’implante en France en 1967, après avoir racheté une réglisserie à Marseille. C’est ici, en 1969, que la filiale Haribo France met au point la fraise Tagada. Si les allemands sont sceptiques sur ce produit, les Français eux sont immédiatement séduits. Haribo France se développe et s’installe ensuite à Uzès après avoir racheté Ricqlès-Zan (Dragibus, Car en sac…) en 1987. Devenu premier confiseur européen avec près de 2 milliards de CE, Haribo envahit ensuite la Russie et les Etats-Unis. Prochaine étape pour l’ours d’or et les neveux du fondateur qui dirigent désormais l’entreprise, la Chine.

Des confiseries pour petits et grands

haribo-pikSi le slogan est resté le même depuis si longtemps, c’est qu’il touche toujours sa cible : les enfants bien sûr, qui n’envisagent pas un goûter d’anniversaire sans bonbons Haribo, et les grands qui n’ont jamais décroché. Mais plutôt que de chercher à innover sans cesse, Haribo choisi plutôt d’étoffer ses gammes existantes (ses valeurs sûres), avec par exemple les Dragibus bicolores, la fraise Tagada Purple ou la variante Pik des Schtroumpfs. Car ce qui compte pour Haribo, c’est de proposer des produits en accord avec son temps et pas nécessairement de le devancer. Une stratégie payante grâce à la fidélité de ses acheteurs.

En proposant des boîtes d’assortiments de bonbons, Haribo est certain de faire plaisir à tout le monde, ceux qui cherchent avec avidité les dragibus noirs comme ceux qui préfèrent les oursons oranges. Les plus accros de la marque peuvent également commander en ligne des produits dérivés, des bonbons destinés aux marchés étrangers ou encore faire personnaliser une boite d’assortiments avec photos et texte de son choix.

L’ours Haribo vaut de l’or

objets-hariboPrès de 100 millions d’oursons sortent chaque jour des usines Haribo. Implantés dans 15 pays en Europe, la société exporte dans près de 110 pays à travers le monde. Un succès qui suscite la convoitise mais dont Haribo garde le secret. Cette entreprise, toujours détenue par les membres de la famille et non cotée en bourse, résiste encore et toujours aux grands groupes alimentaires.

Fidèle à une certaine tradition et à ses racines, Haribo perpétue chaque année en octobre à Bonn un rituel inauguré par le fondateur. Pour nourrir le gibier de sa propriété, il proposait aux enfants d’échanger 10 kgs de glands et marrons contre 1 kg de bonbons. Devant l’afflux d’enfants de plus en plus nombreux (plus de 15 000), Haribo doit désormais limiter les quantités à 50 kgs de glands et marrons par personne…

En France, son premier pays d’adoption, Haribo a ouvert en 1996, près de l’une de ses usines, un musée entièrement dédié à l’histoire de ses bonbons et à leur fabrication, où près de 30 000 gourmands se rendent chaque année.

La vie est belle pour les petits et les grands…et surtout pour Haribo qui laisse ses concurrents dans la mélasse. Mais que fait monsieur Malabar ?