Depuis presque 60 ans
Urgo occupe une place de choix dans toutes les salles de bains. Si le pansement micro aéré a fait sa renommée – et donné naissance au célèbre slogan « Il y a de l’Urgo dans l’air, il y a de l’air dans Urgo » le laboratoire a depuis beaucoup, beaucoup innové et soigne désormais de nombreux bobos en dehors de nos frontières.

Urgo, des petits bobos aux hôpitaux130219-CicatricationRapideDoigt-435x400

Collé sur les genoux des enfants ou sur les doigts des bricoleurs du dimanche, le pansement Urgo est un incontournable de toute trousse de premiers soins. Depuis sa création en 1958, le laboratoire n’a cessé de parfaire son invention. La simple bande collante avec compresse intégrée est devenue extensible, résistante à l’eau ou aux frottements, antibactérienne ou encore à décorer avec des gommettes. La gamme élargie de pansements a également été rejointe par de nombreuses autres produits pour les brûlures, les piqûres, les douleurs musculaires ou encore les pansements liquides pour traiter les aphtes ou les crevasses.

Leader pour les premiers soins en France, le laboratoire Urgo a également développé un pôle spécifique dédié aux professionnels de santé avec des produits destinés à la cicatrisation des ulcères veineux ou encore un tulle gras pour les grands brûlés.

Innover. Tel est le leitmotiv d’Urgo, et cela depuis toujours.

Urgo, un succès made in Côte d’Or

urgotulComme Bonduelle ou Rians, Urgo est une entreprise 100% française et familiale qui est restée attachée à sa terre d’origine. C’est en 1958 que Jean Le Lous, fondateur de la société et jusque là à la tête des laboratoires Fournier spécialisés dans la production d’adhésifs, décide de fonder Urgo (en référence au mot urgence mais aussi parce que « Urgo » est au cœur de Bourgogne, sa région de naissance). Son but : produire des pansements à destination des pharmacies et des particuliers.

En 1973, il invente le premier pansement respirant et le slogan qui va avec quelques années plus tard. Le succès est immédiat. S’en suivent alors de très nombreux autres types de pansements pour tous types d’utilisation.

En 2000, Urgo créé Urgotul, un pansement non adhésif à la fois antibactérien mais qui permet aussi une cicatrisation en milieu humide. D’abord retissant, le milieu hospitalier se rend rapidement compte de l’efficacité du produit. Pour différencier son marché « grand public » et « médical », Urgo scinde alors le laboratoire en deux entités.

En 2003 Jean Le Lous, fils du fondateur qui avait créé sa propre société Juva Santé (Juvamine, Mercurochrome, Marie Rose…) rachète Urgo au groupe familial et se concentre sur la recherche et le développement. Trois ans plus tard il inaugure une nouvelle unité de production de 20 000 m2 à proximité de Dijon afin de pouvoir assurer une livraison directe et plus rapide auprès de ses 20 000 clients pharmaciens. Conscient que le marché du pansement dans la grande distribution était déjà largement occupé par Hansaplast, Urgo a préféré développer des produits techniques et plutôt haut de gamme uniquement vendus en pharmacies. Une politique gagnante auprès des consommateurs et qui se traduit par un chiffre d’affaire en hausse depuis plusieurs années.

Panser autrement

fiche-pansements-cicatrisantsUrgo a su rapidement se rendre indispensable dans toutes les familles françaises dès les années 70 avec le pansement micro aéré et même si depuis d’autres marques ont copié cette invention, la majorité des clients apprécient toujours la marque pour la qualité et l’efficacité de ses produits. Une marque de confiance qu’il faut néanmoins toujours alimenter avec de nouveaux produits (environ 5/an pour le marché pharmaceutique).

Si l’innovation permet d’acquérir de nouveaux clients, elle est également présente au sein même de l’entreprise qui met en pratique le « management participatif » auprès de ses salariés français. Tous sont en effet inviter à partager leurs idées. Sur plus de 800 salariés, environ 600 idées sont étudiées chaque année. Et si l’une d’elle est retenue, le salarié peut devenir chef de projet innovation pendant un an. Une démarche peu commune qui permet également à Urgo de motiver ses salariés et de doper son département R&D.

Produit, management, marketing….l’innovation est au cœur de la stratégie d’Urgo. Une stratégie qui permet au laboratoire de prendre plus de 60% des parts des pharmacies et de se hisser au premier rang de la cicatrisation en Allemagne et de s’implanter doucement, mais sûrement en Chine ou encore au Brésil via sa branche médicale qui réalise plus de 65% de ses ventes à l’export.

Un développement sans égratignure

Si désormais la croissance d’Urgo semble se jouer sur le marché des hôpitaux notamment à l’étranger, le laboratoire est toujours implanté en France dans sa région natale et produit 80 millions de pansements chaque année. Entre 2010 et 2014, le chiffre d’affaire est passé de 293 millions d’euros à 391 millions d’euros, et ce sont désormais les exportations qui rapportent le plus et la branche médicale.

Chaque année, le pôle R&D se voit allouer environ 6 millions d’euros. De quoi satisfaire les quelques 50 personnes qui en font partie, chargées de proposer le pansement de demain à l’image du pansement intelligent connecté, capable de surveiller la plaie à distance mais qui reste pour l’instant trop cher pour être mis sur le marché.
Savoir quel pansement mettre en fonction de la plaie ou quand le changer le tout via une application mobile serait une bonne idée, non Urgo ?