Entre Petit Bateau et les consommateurs, c’est une longue histoire d’amour. Comme Lu ou Duralex, la marque fait partie du patrimoine français. D’abord (et toujours !) connue dans le monde entier pour ses célèbres petites culottes et sous-vêtements pour enfant, Petit Bateau a su également se faire une place dans le dressing des plus grands grâce à la qualité et au style immédiatement reconnaissables de ses vêtements.

petit-bateau-logo

Petit Bateau, un basique de la garde-robe

Sous-vêtements, pyjamas, peignoirs, t-shirts ou encore pulls, manteaux et pantalons…Petit Bateau sait tout faire, pour les petits comme pour les grands. La maille en coton doux et résistante est le matériau de base et la marque de fabrique de Petit Bateau qui depuis les années 90 a considérablement étoffé son offre en matière de vêtements.

 

Le prêt-à-porter « Made in Petit Bateau »

ba%cc%82timent-confection-usine

C’est à Troyes en 1893, ville du textile depuis le XIIème siècle, que commence l’histoire de Petit Bateau. Pierre Valton y fonde la bonneterie Valton & Fils, spécialisée dans les sous-vêtements à savoir des caleçons longs et des maillots de corps en jersey de coton. En 1918 Etienne, l’un des fils, coupe les jambes des caleçons pour faciliter le mouvement de celui ou de celle qui les porte. Il remplace également les boutons cousus à la taille par un élastique, plus confortable. Une vraie révolution qui donne naissance à la « culotte Petit Bateau », un nom tout naturelement inspiré de la célèbre chanson « Maman les p’tits bateaux qui vont sur l’eau ont-ils des jambes ? ». Le succès est immédiat et la marque Petit Bateau est déposée 2 ans plus tard. Elle reçoit en 1937 le grand prix de l’innovation à l’Exposition Universelle.

Après la Seconde Guerre Mondiale, l’entreprise a déjà bien grossi. En 1950, en s’inspirant des GI’s qui enfilaient leur t-shirt sans enlever leur casque, Petit Bateau invente le body à pression avec emmanchures américaines qui séduit immédiatement les mamans. Dans les années 60, la marque fabrique une maille bouclette éponge pour des pyjamas plus doux, invente son désormais célèbre milleraies (tricot à 2 fils) et développe des procédés innovants de teinture et de blanchiment pour obtenir un blanc immaculé et des couleurs délicates. Autre innovation, le t-shirt à col rond et manches courtes destiné aux enfants.

claudiaMais jugée trop classique dans les années 70 et 80, la marque connaît des difficultés. Petit Bateau est racheté en 1988 par le Groupe Rocher (Yves Rocher, Stanhome, Dr Pierre Ricaud…). Pour relancer les ventes, les sous-vêtements font leur apparition dans les hypermarchés via des collections spéciales, moins chères. En 1990, Karl Lagerfeld, Docteur Es Mode, fait défiler Claudia Schiffer en débardeur Petit Bateau sous un tailleur Chanel. Il n’en fallait pas plus pour déclencher une ruée dans les boutiques. Les ventes de t-shirts sont alors multipliées par 10 en 3 ans. Dès 1998 on les trouve de toutes les couleurs et sous différentes formes (col V, manches ¾…).

La marque, revenue à la mode, se développe à nouveau et s’installe à Londres et à New-York. Dès les années 2000 elle s’associe avec des créateurs (Carven, Castelbajac, Kitsuné…) et sort des collections capsules qui attirent les fashionistas de tous âges, entrant de plein pied dans le mode du prêt-à-porter pour tous. La marinière, réinventée chaque année, devient un basique de tous les dressings, au même titre que la petite culotte des années 20.

Aujourd’hui Petit Bateau possède environ 480 points de vente à travers le monde.

 

Petit Bateau, une histoire d’amour qui dure, qui dure…

mariniere

Si Petit Bateau occupe une place à part dans tous les dressings, c’est d’abord pour la qualité de son coton, à la fois résistant et confortable, ce qui n’est pas toujours le cas avec d’autres marques. Quand on y a gouté – en général c’estavec maman qui achète les premiers bodys puis les premières culottes qu’on commence – on ne s’arrête pas. Le virus « qualité » est facilement transmissible, même si le prix est souvent élevé.

La mode de la marinière, véritable icône française que Petit Bateau réinvente chaque année, est également pour beaucoup dans le succès de la marque, sans compter ses collections pour adultes. Ruban tricolore sur les emballages, coton bio et emballages en carton blanchi sans chlore, packaging tricolore qui sent bon l’histoire…Tous les ingrédients sont réunis pour séduire à la fois maman bio et papa bobo, même si la marque ne fabrique pas tous ses produits en France. D’ailleurs chez Petit Bateau on ne parle pas de « Made in France » mais de Made in Petit Bateau, et on laisse le bouche à oreille faire le reste. Subtil…et payant.

 

Petit Bateau mène bien sa barque

Pas facile de ne pas couler quand on a plus de 120 ans mais Petit Bateau, malgré quelques turbulences, n’a jamais sombré. L’usine d’origine, à Troyes, existe toujours. Près de 1100 employés y fabriquent les petites séries et les pièces un peu plus complexes, le reste étant fabriqué en Tunisie par un sous-traitant et au Maroc par Petit Bateau. Sur les quelques 23 millions de pièces vendues par an à travers le monde, 6 millions sont des t-shirts. Pour satisfaire sa clientèle internationale (45% du CA de 300 millions d’euros en 2014) et les clients e-commerce, Petit Bateau a construit début 2016 un nouveau centre de distribution de 43 500 m2.

 

Testée et approuvée par plusieurs générations, la marque Petit Bateau est partie vendre la marinière et le ciré en Chine et au Japon, désormais son premier marché hors Europe. Quelle sera sa prochaine escale ?