Ce texte est dédié à tous ceux qui pensent que l’herbe est plus verte chez le voisin. Ce n’est pas la dimension de la pelouse qui fait le bonheur du jardinier.

 

Une rutilante multinationale proposa
À une start-up flattée son rachat.

Méfiante, celle ci afficha clairement
L’opposé des fonctionnements.

Souple, rapide, très croissant
Le moindre ralentissement
De son débris serait la cause
Et elle s’en trouverait sur la paille.

Pour vous dit-elle, dont la taille
Est plus grande que la mienne
Je ne vois rien qui vous tienne.

Nous vous mettrons à couvert,
Reparti la multinationale fière.

Si quelques périodes dures
Vous menacent d’aventure
Nos hommes et nos méthodes
Vous sauveront de la mode.

Par l’odeur alléchée,
La start-up s’en fut goulûment avalée.

Le trust géant devenu majoritaire
Impose peu à peu ses actionnaires
Les salariés ainsi fusionnés
S’en vont clopin-clopant
Les uns contre les autre jetés
Aux incalculables reporting redondants
La start-up s’étouffe.

Il n’eut pas 5 ans
Que par le trust elle fut mise en lambeaux
Sans qu’elle eut lieu de se plaindre
Nous nous associons qu’avec nos égaux
Ou bien il faudrait craindre
Le funeste destin de ce quiproquo.

Gardez bien votre ADN.

 

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