Finies ces études qui m’auront passionné. Gestion des espaces naturels, développement durable. J’étais déterminé, j’avais tracé ma voie. Un gros trait tout vert pour l’écolo que j’étais.
Et puis en fait non. Marché bouché, pas de boulot.
Et hop on rebondi. Un travail de responsable de rayon dans un magasin Biocoop fera très bien l’affaire le temps d’y voir plus clair.
Deux ans passent et je dois avouer que ce travail me plait de plus en plus !
Et puis j’ai toujours l’apiculture pour compenser et pour prendre le grand air.
100 ruches à gérer ça occupe.
D’ailleurs, un beau jour du printemps 2008, une dame de Savenay me contact au magasin ou je travail. Elle a eu mes coordonnées par je ne sais qui.
Elle a besoin de moi ! Un apiculteur pour la débarrasser… du nuage d’abeilles qui a envahis son jardin puis formé un essaim gros comme un ballon de foot juste devant sa porte !
Ni une ni deux !
Je profite de la pause de midi et me voilà !
Une 101ème ruche ça ne se refuse pas !
Une heure après l’essaim est dans la boite.
On prend le temps de discuter et quand je lui indique de je travaille dans un magasin Biocoop elle réagit : « C’est marrant, mon conjoint projette justement d’en ouvrir une à Savenay ».
Je lui confie alors que je rêverais de pouvoir monter ce type de magasin à Savenay ou dans la région proche.
Deux jours après, je rencontrais Luc, son conjoint, pour discuter de notre idée commune.
Mon futur associé.
L’aventure commença ainsi, par le plus grand des hasards.
Cet été 2008, je récoltais 18 kilos de miel de l’essaim, et au printemps suivant… un beau magasin de 300 m2.
On dit que voir un essaim d’abeilles porte chance. J’en ai eu beaucoup ce jour-là. Puis le travail et la passion ont fait le reste.