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MARQUES

L’événement est dans le biscuit : Lu

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Cela fait 170 ans que la marque LU fait partie du paysage français. Plus qu’une entreprise, c’est une véritable institution avec notamment son célèbre Petit Beurre qui n’a pas pris une ride en 140 ans d’existence. L’histoire d’une famille de pâtissiers dont le succès a marqué la ville de Nantes.

LU, le biscuit pour passion

lu-02Impossible d’y échapper au rayon biscuits des grandes surfaces. Petit Beurre, Petit Ecolier, Paille d’Or, Barquette 3 chatons…Tous les enfants (et les adultes) ont nécessairement mordu au moins une fois dans un biscuit LU. Si le Petit Beurre est le plus ancien, il a depuis été rejoint par de nombreux autres produits, et d’autres marques. Mais c’est bien celui-ci qui a fait rayonner la marque LU dans toute la France dès le début du XXème siècle.

Le Petit Beurre devenu grand

L’histoire de LU est celle de Jean-René Lefèvre et de sa femme Pauline-Isabelle Utile, venus s’installer à Nantes en 1846. Originaires de la Meuse, ils fondent une fabrique de biscuits de Reims et de bonbons secs. Le succès est immédiat et le couple rebaptise rapidement son entreprise LU, des deux initiales de leurs noms de famille.

Leur fils Louis reprend l’entreprise en 1882 avec pour ambition de concurrencer les rois du biscuit de l’époque : les Anglais. Pour y parvenir, il achète une ancienne filature sur le quai Baco de Nantes, construit une nouvelle usine et met en place de nouvelles méthodes de fabrication industrielles, en s’inspirant de celles de ces ennemis déclarés.

Il invente également un nouveau biscuit en 1886, bien meilleur et moins sec que les biscuits made in GB selon lui : le Petit Beurre. En véritable visionnaire, Louis réfléchit non seulement à la recette mais également à la forme de son biscuit. Inspiré d’un napperon, il possède 4 coins (comme les 4 saisons), 52 dents (comme les 52 semaines de l’année) et 24 trous (pour les 24 heures par jour). Il mesure également 7 cm de long, comme les 7 jours de la semaine, En gros, on peut manger des Petits Beurres LU toute l’année, de jour comme de nuit.

lu-03Il commence également à mettre en place une véritable stratégie commerciale avec boites en métal blanc pour en faciliter le transport, décorées comme les affiches par des artistes et décors réalisés par des artistes (comme Alphonse Mucha), et fait appel aux people de l’époque pour vendre son produit. En 1897, c’est Sarah Bernardt qui se prête au jeu en clamant : « Je ne trouve rien de meilleur qu’un Petit Beurre LU…Oh si, deux Petits Beurres LU ! ».

En 1900, le pavillon de LU décroche le Grand Prix de la Biscuiterie à l’Exposition Universelle. 5 années plus tard naît la Paille d’Or, sous la houlette de la troisième génération de Lefèvre-Utile. Mais il faudra attendre les années 50 et la 4ème génération pour que l’entreprise, en s’associant avec d’autres marques, rayonne à l’international. 1967 marque la fin de la saga familiale, avec la fusion de LU, Brun et d’autres fabricants. Après plusieurs rachats à partir de 1974, LU est « avalé » par Danone, lui-même propriété depuis 2007 de Kraft Foods.

Entre LU et nous, une grand histoire d’amour

Trempé, croqué par les coins ou tartiné, LU et son Petit Beurre sont de tous les gouters depuis plusieurs générations. 2ème marque préférée des Français, elle a su dès le début, avec son petit écolier dessiné sur les paquets et repris désormais sur le chocolat du biscuit du même nom, coller à l’enfance.

Si la forme du Petit Beurre, non déposée, a été souvent copiée, son goût, lui, reste unique. Un classique qui convient à toutes les occasions et qui depuis plusieurs années se positionne sur la qualité de ses ingrédients.

Simplicité du biscuit, authenticité, tradition, nostalgie…LU véhicule un certain nombre de valeurs. Et si la marque fête cette année ses 170 ans à grand renfort de jeux concours et de surprises tout au long de l’année, c’est qu’elle compte bien encore être présente dans plusieurs décennies.

LU, la richesse…d’un patrimoine

lu-04Si Le Mans a ses rillettes et Dijon sa moutarde, Nantes a LU. Dès 1889 et la construction de l’usine, la société choisit d’inscrire ce nom sur ses Petits Beurres. A l’époque, 300 kgs de biscuits sont fabriqués dans cette usine moderne dont une grande partie a heureusement pu être sauvée et restaurée en 1998, et qui revit désormais sous le nom Lieu Unique.

A l’époque, une quinzaine d’ouvriers y travaillaient. Afin de maîtriser parfaitement son outil de production, Louis Lefèvre-Utile fabriquait tout sur place, des matières premières avec une laiterie, une menuiserie ou encore une beurrerie, aux machines avec un atelier. En 1913, ce sont plus de 1200 ouvriers qui travaillent dans l’usine de 40 000 m2. Evidemment on est assez loin des 800 millions d’euros de chiffre d’affaire que LU et ses 40 marques font aujourd’hui mais son trésor est ailleurs. Il est conservé pour partie au Château de Goulaine (http://www.chateaudegoulaine.fr/le-musee-lu), le musée officiel de la Biscuiterie LU. Affiches Art Nouveau – à l’image de l’usine de Nantes– emballages soignés, posters de Sempé ou avec Fernandel, c’est aussi un patrimoine artistique et industriel que laisse LU, même si la marque n’est plus tout à fait française…

Si le Petit Beurre est une allégorie du temps qui passe, on ne le voit pas filer quand on en mange.