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L’événement collant ! Post-it : on adhère tous

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Avec des mensurations de 76 mm de côté et son coloris jaune canard, ce petit morceau de papier autocollant – qui ne colle pas vraiment – n’a rien de glamour. Et pourtant… Depuis 35 ans, le Post-it reste la star du bureau, sur le frigo, ou encore près du téléphone. Fidèle compagnon de la moindre pensée ou idée qui nous passe par la tête, ami des familles et des salles de réunions, il est également devenu au fil du temps un véritable support artistique grâce à ses nombreuses déclinaisons de tailles, de formes et de couleurs.

La naissance du Post-it : un événement très inattendu

post-itAlors que de nombreux inventeurs réfléchissent chaque jour à ce qui va révolutionner notre quotidien, le Post-it est le fruit d’une expérience ratée. Celle d’un scientifique de la société 3M, Spencer Silver, qui en 1968, au lieu de développer une colle super adhésive, conçoit par accident un produit qui adhère mal. Quelques années plus tard, en 1973, Arthur Fry, lui aussi chercheur chez 3M, se rend régulièrement à la messe et se désespère de perdre systématiquement les petits morceaux de papier qu’il utilise pour marquer les hymnes du jour dans son livre de psaumes. C’est alors qu’il se rappelle de l’invention de son confrère. Quoi de mieux pour ne pas abîmer les livres qu’un marque-page repositionnable qui ne laisse aucune trace ? Après avoir demandé des échantillons de cette colle, Arthur Fry fabrique des prototypes dont il se sert notamment pour envoyer des notes à son patron. En 1977, Arthur Fry réussi à imposer son idée et le Post-it débarque sur le marché américain avant d’arriver en France trois ans plus tard.

Du bureau au musée, à chacun son Post-it

Le Post-it commence par envahir les bureaux dès 1981. Pratique pour noter un rendez-vous ou une idée lors de séances de brainstorming, il sort vite du cadre professionnel pour devenir un objet du quotidien. De la liste de courses au marque page, il s’adapte à tous les besoins. Un pense pas bête du tout qui remplace rapidement le bloc note dans la cuisine. Et pour répondre à tous les besoins, les Post-it s’adaptent. Disponibles en 8 tailles, 25 formes et 62 couleurs, ils deviennent également un support créatif.

Faciles à transporter et à utiliser, compacts et repositionnables, les Post-it sont adoptés par de nombreux artistes habitués à détourner les objets du quotidien. Pour ses 30 ans, la marque organise un concours avec des étudiants en design qui disposaient chacun de 100 000 Post-it pour réaliser une œuvre sur le thème « Le rêve du futur des enfants américains ». En 2011, la France est frappée par un autre phénomène, la Post-it War, et c’est à coup de dessins réalisés en Post-it que les salariés d’entreprises s’affrontent cordialement d’un bâtiment à un autre, décorant façades d’immeubles et open spaces avec des Super Mario, des Obélix ou encore des Tintin façon pixel art géant sur plusieurs étages. Une nouvelle forme de Street marketing était née, éphémère comme le Street art. Enfin en 2013, des ateliers créatifs sont même organisés au Palais de Tokyo à Paris.

Le succès du Post-it reste un secret bien gardé

Si la société 3M ne communique pas sur le chiffre d’affaires qu’elle réalise grâce aux Post-it, on sait néanmoins que son CA dépasse les 30 milliards de dollars par an, tous produits confondus, et qu’elle vend plus de 40 millions de blocs par an en France. Avec son brevet de base tombé dans le domaine public en 2000, la marque doit sans cesse innover pour faire face à la concurrence. Disposant de son propre site internetPost-it met en avant non seulement ses nouveaux produits, comme le Post-it en papier recyclable ou son application mobile, mais également toutes les utilisations qu’il est possible d’en faire, qu’elles soient pratiques, artistiques ou bien communautaires et humanitaires, comme cette pizzeria de Philadelphie qui propose à ses clients d’acheter une part de pizza supplémentaire à 1 $ pour la prochaine personne qui en aura besoin et d’écrire sur un Post-it un petit mot d’encouragement pour l’accompagner. Ou quand le Post-it se transforme en « bon pour un repas gratuit ».

Aujourd’hui, ce sont donc les utilisateurs qui en parlent le mieux et Post-it peut se passer de campagnes publicitaires. Mieux encore, ce sont d’autres marques qui en font la promotion, comme Cetelem et son personnage recouvert de Post-it verts – il en faut environ 800 pour réaliser un costume identique – , héros d’une série de publicités récurrentes.

Intronisés en 2010 au Palais National des Inventeurs (National Inventors Hall of Fame) aux Etats-Unis, les Post-it n’ont pas fini de nous scotcher.