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MARQUES

L’événement anti-crevaison

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Avec Rustines : tu peux crever !

La Rustines. Un objet qui depuis 1922 permet à tous les cyclistes du monde entier, amateurs ou professionnels, de prendre la route en toute tranquillité sans suer à grosses gouttes – sauf dans les montées – de peur d’une crevaison. Entrée dans notre quotidien et notre vocabulaire aussi facilement que le frigidaire, cette invention géniale est encore aujourd’hui, le fruit d’une histoire familiale 100% française.

Une pastille qui vous colle à la roue : la Rustines

rustines-logoDes petites rondelles en caoutchouc naturel sur toile autocollante rouge ou noire, prévues pour réparer en moins de 5 minutes toute crevaison de pneu. C’est ainsi que se présentent les Rustines. Mais il ne s’agit pas de simples autocollants. Pour assurer une réparation durable, les Rustines possèdent un secret de fabrication : la vulcanisation à froid.

Vendues dès l’origine avec un petit morceau de papier de verre pour poncer légèrement la chambre à air avant la pose ainsi qu’un tube de Dissolutine qui en assure la tenue, les Rustines sont indécollables après leur mise en place. Et une fois collées, il suffit de regonfler la chambre à air du pneu pour pouvoir repartir. Une invention qui depuis plus de 90 ans ne s’est toujours pas dégonflée.

Louis Rustin, un amoureux du vélo

rustines-old2Il faut bien l’avouer, sans les Rustines l’histoire du vélo aurait sans doute été différente. Dans les années 1900, les draisiennes, triplettes et autres bicycles sont en pleine expansion. En 1908, près de 2,5 millions de bicyclettes sont en circulation en France. Facile à utiliser et simple à fabriquer, ce moyen de transport très prisé reste néanmoins fragile sur un point : ses pneus. Pavés, cailloux, chemins de terre…Les routes empruntées par les vélos de l’époque ne sont pas celles d’aujourd’hui, et les crevaisons sont nombreuses.

Amoureux de la petite reine quand elle n’était encore qu’une princesse, Louis Désiré Auguste Rustin ouvre dès 1903, avec son associé Jean Larroque, une boutique atelier de réparations de pneumatiques. Mais celles-ci ne sont ni très efficaces, ni très rapides. Avec un ami chimiste, Paul Doumenjou, Louis Rustin cherche d’abord une solution pour éviter la crevaison des pneus. En 1908, il dépose un premier brevet, celui d’une bande de cuir à coller à l’intérieur des pneus. Interrompu par la guerre, il reprend ses recherches pour proposer un modèle plus rapide et plus simple à mettre en place sur les vélos, les motos ou encore les voitures. Ce sera la Rustines, dont le brevet et la marque Rustines sont déposés en 1922. Un nom de famille, une marque…la (grande) boucle est bouclée.

Rustines, « unis pour la vie »

rustines-old1Depuis 1922, le slogan reste le même, rejoint par d’autres plus fleuris tels que « vous pouvez crever » ou « bien sûr que j’en ai ». En précurseur du marketing, Louis Rustin et ses Rustines sont présents sur tous les événements sportifs liés au vélo (Tour de France, Paris-Tours, Critérium National…) et multiplie les campagnes publicitaires sous forme d’affiches ou de camions ateliers.

Si les sportifs sont immédiatement séduits, ils ne vont pas tarder à être rejoints dans le peloton par tous les amateurs qui voient immédiatement le côté pratique, efficace, durable et bon marché de la Rustines. Les commandes s’envolent et Louis Rustin rachète en 1933 une usine de filature à l’abandon à La Chartre sur le Loir (Sarthe) afin de produire les quelques 28 millions de Rustines mensuelles. En 1955, la petite Rustines n’est pas uniquement présente dans les sacoches de guidons mais sur toutes les lèvres des Français grâce à la chanson de Bourvil, La Môme Rustine.

En Sarthe il n’y a pas que les rillettes, il y a aussi les Rustines

rustines-tshirtPlus de 80 ans plus tard, l’usine Rustin est toujours installée au même endroit et n’a jamais quitté la famille Rustin. Dirigée aujourd’hui par l’arrière-petit-fils de l’inventeur, elle compte 80 salariés. La Rustines ne représente plus aujourd’hui qu’environ 1% du CA (7 millions d’euros en 2011) de l’entreprise mais celle-ci possède plus de 200 brevets et marques différentes, toutes liées au caoutchouc. Fournisseur pour Alsthom, Bombardier ou encore pour le TGV, la marque a su se diversifier pour résister à la concurrence en vendant un savoir-faire qui n’a pas d’équivalent.

Mais la Rustines est bien inusable et la mode du « vintage » a donné une seconde vie à la petite rondelle de caoutchouc. En digne successeur de son arrière-grand père, Louis Rustin (l’actuel) a réédité les Rustines dans leurs emballages d’origine ainsi que de nombreuses affiches d’époque. Soutien de l’Anjou Vélo Vintage à Saumur et associé avec Le slip Français pour la création de t-shirts, il a également développé de nouveaux produits et accessoires (sacoches, gants…) qui reprennent le logo et les formes d’origine, et qui sentent bon les congés payés. Et toujours en privilégiant le 100% français !

Longue route à la Rustines ! Car plus elle sera longue, plus vous en aurez besoin…