L’AntiCafé: Consommez à volonté, payez le temps passé !

Interview de Nicolas Perrot à l’AntiCafé Louvre.

Bonjour Nicolas qui êtes vous ?

Je suis un AntiCafé Evangelist, j’assiste Léonid Goncharov le fondateur de l’AntiCafé .

D’où est venue l’idée de l’anti-café ?

C’est parti d’un constat, le manque d’espace à Paris, l’inexistence d’espaces tiers lieux (entre chez soi et le travail) ouverts à tous, le faible taux de satisfactions des usagers des cafés parisiens qui sont des  espaces codifiés et peu adaptés à d’autres usages que seulement … boire un café.

Leonid, jeune ukrainien étudiant à Paris constate cela lors de son arrivée à Paris, puis, avec une approche très entrepreneuriale, se lance dans l’aventure AntiCafé il y 18 mois.

Quel est le concept ?

Le concept de l’AntiCafé c’est de ne pas être un café classique, mais plutôt un mix entre un café et un lieu de coworking. Ici notre souhait est que les gens se sentent comme chez eux, qu’ils viennent passer un bon moment, boire un verre ou travailler. Ici on paye au temps et pas à la consommation.C’est à dire que lorsque vous arrivez vous pouvez vous servir un café manger les différents cookies, brownies ou gâteaux présents sur les buffet, et lorsque vous partez, vous rendez la carte que l’on vous a confié à votre arrivé qui indiquera le temps que vous avez passé sur place. Les tarifs sont de 4€ la première heure et 3€ ensuite.

Y-a-t-il de réelles interactions entre les clients de votre espace et est-ce que des projets sont nées de ces interactions ?

Oui exemple de projets :

> échanges de compétences entre usagers réguliers (web, design etc…)

> propositions de postes / collaborations

> organisations d’évènements communs (ateliers, conférences)

et beaucoup d’autres choses que nous apprenons au détour d’une conversation,  dont nous ne sommes pas forcément au courant (on n’espionne pas les usagers :) )

Les entreprises viennent-elles à l’Anti-café ?

Oui nous avons accueilli des grands noms lors de petits déjeuners ou de soirées, on a même reçu le comité de direction d’une multinationale.

Quels sont les perspectives futures en terme de développement et ou de diversification ?

Continuer à développer un réseau des espaces de partage, en France mais pourquoi pas ailleurs. Pas une chaîne, mais un réseau avec des lieux reconnus pour la qualité de l’accueil et leur appartenance à une communauté dynamique et entreprenante, avec leur identité propre, et une forte dimension de responsabilité sociétale.

L’AntiCafé en chiffres: