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ÉVÉNEMENTS

La Journée de la Femme Digitale 2017

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Jeudi 9 mars, Cité de la Mode et du Design dans le 13ème arrondissement de Paris, nous voilà présents pour une journée engagée, forte, pleine de sens. Nous avons visité plus de 10 stands, et écouté pas moins de 9 heures de conférence sur la place des femmes dans notre société, les femmes et le digital… Nous vous livrons ici les 5 points majeurs que nous en avons retenu. 

  • Où sont les Hommes ?

Sur scène, nous avons vu défiler beaucoup de personnes, créatives, engagées, importantes, à la tête de très grosses entreprises comme Orange ou Cdiscount, comme de jeunes start up prometteuses telles que Le Frigo Jaune ou encore Never Eat Alone. Des hommes, des femmes, ayant tous le même fond de discours : les femmes doivent avoir autant leur place dans le monde du travail que les hommes.

Sur scène se reflète alors une idée importante : ce combat n’est pas à mener que par les femmes, mais aussi par les hommes. C’est une lutte que chaque genre doit mener, pour enfin arriver à une égalité sans faille. Cependant, ceci ne s’est pas reflété dans le public. Des hommes on en a cherché…encore et encore, et sur une rangée d’à peu près 10 personnes, il était rare de trouver UN homme. Preuve que le combat a encore du mal à inclure les deux genres. Preuve qu’il est encore difficile de faire comprendre et de transmettre l’importance de l’union de tous (oui de TOUS) afin de faire enfin rentrer dans les moeurs l’égalité en tous points femmes-hommes.

  • Etre féministe n’est pas un gros mot

Rebecca Amsellem créatrice de la newsletter féministe Les Glorieuses le souligne durant son intervention : « être féministe, ça signifie vouloir l’égalité entre femmes et hommes, ni plus, ni moins » . On insiste : ni plus, ni moins. Dans le mot féministe, vous n’avez en aucun cas l’idée d’une femme prenant et dépassant les droits des hommes, vous ne trouvez pas l’idée d’un homme affreux, horrible, irresponsable. Vous ne trouvez pas d’exhibitionnisme dans les rues pour défendre des droits, vous ne trouvez pas l’envie de couper tout contact avec l’homme pour enfin le remettre à sa place. NON.

Pour remplacer certaines idées, le féminisme, c’est, par exemple, demander le même salaire pour toutes personnes ayant le même poste, le même contrat de travail, peu importe le genre. C’est demander à ce que les femmes soient engagées, elles aussi, à des postes importants, autant que les hommes, parce que oui, elles en sont tout autant capables, merci.

Le féminisme c’est dire : « Tu retrouveras ton poste et tes responsabilités après ton congé maternité, parce que, non, devenir mère ne te fera pas perdre de la valeur ». On vous laisse vous faire la réflexion sur tous les autres points imaginables et existants sur la thématique du féminisme au travail.

  • Des femmes combatives

On a entendu de nombreuses femmes passer sur scène, pour nous présenter leur start up. Et deux ont particulièrement retenu notre attention. La première s’appelle Raodath Aminou, elle est la fondatrice d’Optimiam, une application qui vous permet de commander des invendus alimentaires à moitié prix en fin de journée.

Raodath, c’est une speaker, une vraie. Pleine d’énergie, d’humour. Elle nous parle de son parcours, de ses difficultés rencontrées en tant que femme à trouver sa place en tant qu’entrepreneur et sa légitimité. Parce que oui, être une femme, c’est douter de sa légitimité à prendre des risques financiers, juridiques ou encore administratifs au même titre que les hommes entrepreneurs. C’est d’ailleurs pour cela que dans le monde des entrepreneurs, les femmes ne sont que 13%. Une faible part qui démontre parfaitement le problème majeur. On retient une phrase particulièrement, citée par cette dernière : « Entreprendre en tant que femme c’est possible, il faut se dépasser. Entreprendre en tant que femme noire c’est possible, il faut se surpasser ». Beaucoup d’émotion durant ce très beau moment.

La deuxième femme qui nous a fait énormément de bien de par sa fraicheur, sa spontanéité, et son ambition sans faille, s’appelle Marie Schneegans , elle est la créatrice de Never Eat Alone. L’idée est de ne plus jamais manger seul (les bilingues auront deviné) et donc de partager notre pause du midi avec un collaborateur durant un moment de détente, pour apprendre et échanger sur des choses qui ne peuvent que nous apporter du bon. De la mise en relation, pour le travail, mais dans la détente. Marie, elle nous raconte son histoire, ses objectifs, avec un sourire jusqu’aux oreilles et un naturel débordant. C’est d’ailleurs avec beaucoup de simplicité qu’elle explique que son idée a déjà séduit la moitié des entreprises du Cac40, et qu’elle a réussi à «lever» 1,3 millions d’euros pour son idée. Oui, rien que ça. Et quand on lui demande comment elle a trouvé l’énergie pour séduire ces entreprises si importantes, Marie répond simplement et toute enjouée : « je me suis fait une très grande liste de toutes les entreprises du Cac40 à côté de ma table de chevet sur un mur, et quand tu la vois chaque matin, avec de temps en temps des noms que tu as réussi à cocher parce qu’ils sont enfin tes clients, ça te rentre dans le crâne et ça motive ». A 23 ans, on dit chapeau (et sans jeu de mot, parce qu’elle en portait un sur scène) !

  • Des réflexes inconscients….qu’il faut perdre !

C’est Audrey Herblin-Stoop de chez Twitter France qui, durant son intervention ouvre la parole sur quelque chose de très important et de non négligeable dans le combat féministe : nous sommes très (trop) nombreux, à être dotés de réflexes inconscients totalement sexistes. On dit une assistante, pas un assistant. On dit une secrétaire, pas un secrétaire. On va demander « à la coiffeuse », mais on va voir « le docteur ». On parle d’égalité hommes-femmes, pas d’égalité femmes-hommes. Ces réflexes, on ne blâme personne, si nous les avons tous, plus ou moins, c’est à cause d’une éducation générale, qui ne permet pas de les perdre.

A nous, de se battre alors chaque jour, avec des éléments qui peuvent passer pour des détails, mais qui ont une vraie importance : le bleu et le rose n’ont pas de genre, les professions n’ont pas de genre, le physique ne définit pas une profession. La liste est longue.

  • Le digital, c’est la promesse d’une entreprise meilleure

Ne perdons pas de vue la notion de digital dans cette journée pleine de belles valeurs. Et l’aspect qui est ressorti le plus dans la bouche de nos speakers, c’est le lien. Le lien client-fournisseur, le lien consommateur-vendeur, le lien acheteur-marchand. Créer de la proximité, du lien avec toutes les personnes participant de près ou de loin à la vie d’une entreprise, c’est offrir un meilleur service, une relation privilégiée, un achat fait en toute sérénité parce que la transparence est là. C’est apporter une confiance sans égal, qui permet de simplifier tous liens fait au sein et en dehors de l’écosystème d’un business.

 

Il est temps de ne plus reculer face à l’avancée technologique apportée par des femmes et des hommes de notre monde, il n’y a que du positif à en retirer quand nos objectifs sont clairs. On vous laisse nous retrouver sur Twitter et Facebook, afin de regarder plusieurs vidéos et lives de ce très bel événement utile !