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K-Way : l’événement qui tient dans une poche

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1965-2015 : 50 années d’une saga anti-vent, anti pluie.

En 2006, Danny Boon n’avait pas tort lorsqu’il consacre un sketch (et même un spectacle « Waïka »= K-Way en verlan) au K-Way. Quel enfant, né dans les années 70/80 n’a pas été traumatisé par le K-Way et son manque de confort ? Ce coupe-vent 100% français, porté par des générations de familles dès qu’il pleuvait, a bien failli disparaître avant de devenir en quelques années un vêtement tendance que les fashionistas et les hipsters s’arrachent en boutique.

K-Way : un coupe-vent qui tient dans une poche

k_way« Un coupe-vent imperméable qui, replié dans une de ses poches, peut être porté en ceinture ». Telle la définition officielle du K-Way, entré dans le dictionnaire en 1995. Un nom commun pour un vêtement qui, au moment de sa création, ne l’était pas. Fabriqué à l’origine en nylon imperméable – rappelez-vous du sketch de Dany Boon et sa phrase véridique « imperméable à l’extérieur mais trempé à l’intérieur » – le premier K-Way s’enfile par la tête et dispose d’une capuche et d’une poche kangourou. Pas si simple que cela à enfiler, il est néanmoins très facile à transporter et remplace facilement le parapluie, surtout auprès des jeunes. Car en 1965, année de son invention, c’est un produit révolutionnaire.

« En cas de» (de pluie), l’autre nom du K-Way

kwayLéon-Claude Duhamel a 29 ans lorsqu’il a l’idée du K-Way. Depuis quelques temps déjà lui trotte dans la tête l’idée d’un vêtement imperméable, du genre marinière de pêcheur breton à capuche. A la terrasse d’un café, un jour de pluie, il voit passer une femme avec ses 2 enfants portant des blousons de nylon rouge. Les 2 idées se télescopent et Léon-Claude Duhamel, dont le père a fabriqué les 1ers imperméables en caoutchouc enduit dans le nord de la France, se met à travailler son prototype.

Pour lancer leur produit, les Duhamel père et fils font appel à l’agence de publicité Havas de Lille. Celle-ci, pas très emballée par le nom d’origine « En cas de», lui préfère un nom américain plus vendeur, « Way ». Pour mettre tout le monde, le père propose alors « K-Way ». Au départ, les 3 Suisses sont les seuls clients mais la publicité fait rapidement décoller les ventes.

Et la banane ventrale (ou dorsale suivant les gouts) ? C’est en jouant avec un K-Way chez un client que Léon-Claude Duhamel le met en boule puis le rentre dans la poche ventrale. Un hasard qui lui donne immédiatement une autre idée.

K-Way de père en fils, en toute circonstance

Après les campagnes publicitaires, le K-Way se vend comme des petits pains (ou des bananes). La cible familiale et populaire trouve immédiatement ce vêtement non seulement léger mais très pratique car sa poche banane permet de l’avoir toujours avec soi sans être gêné. Un côté pratique qui l’emporte souvent sur le côté confort du K-Way

A chacun sa couleur dans la famille. Bleu marine pour Papa, rouge pour Maman et vert pour les enfants. La marque développe également d’autres produits (shorts, pantalons…) et en 1970, elle s’associe à l’équipe de France de ski alpin. Le K-Way reste, pour l’instant, en dehors des villes, sauf sur le dos de la Gendarmerie Nationale qui l’adopte à son tour.

k-wayDes 3000 modèles vendus au départ, la marque K-Way passe à 250 000 exemplaires en 1966. Un succès qui ne se dément avec près de 45 millions de coupe-vent vendus au début des années 1990. Mais la concurrence, et les copies, sont nombreuses. Fin 1990 Léon-Claude Duhamel vend l’entreprise à Pirelli. En 1992 un incendie ravage l’usine de la marque. C’est le début d’une chute des ventes pour la marque de 500 millions à 100 millions en 1996. Les filiales ferment, le K-Way n’a plus la côte et l’entreprise passe de mains en mains avant de connaître une renaissance à partir de 2004, date de son rachat par le groupe italien BasicNet, propriétaire de Superga et Kappa.

Le changement de cap est radical. Exit la cible familiale et bonjour la clientèle luxe. Désormais le K-Way est hype et tendance, et surfe aisément sur la vague du vintage en prenant soin de conserver, pour les puristes, la fermeture éclair tricolore et la poche banane. Les K-Way sont désormais respirants (ouf !) et indéchirables et les prix s’envolent (de 80 euros à près de 1000 euros !). La marque, qui n’est plus française, se paie le luxe de collaborer avec des grands noms de la mode ou du design, comme Philippe Stark ou Marc Jacobs pour créer le buzz. Mais il faudra attendre septembre 2013 pour voir le K-Way revenir sur sa terre d’origine. Avec 5 boutiques ouvertes et une collaboration avec Maje (rapidement sold out), K-Way se positionne désormais sur le haut-de-gamme.

L’ami K-Way nous fait la fête alors êtes-vous prêt à ne plus transpirer ?