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L’événement dans le monde des rallyes : le Dakar

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À chaque début d’année ses rituels : les voeux, la galette et Le Dakar. Un rallye qui depuis plus de 35 ans fascine les amoureux de courses automobiles, de moteurs de toutes tailles, d’aventures et de paysages. À l’image d’autres évènements sportifs majeurs, comme Le Tour de France, Le Dakar est devenu une machine aux rouages bien huilés. Une marque à part entière qui suscite souvent des sentiments extrêmes, à l’image de tous les mythes.

Le Dakar, une des épreuves les plus prestigieuses

dakar_02Pour ceux – peu nombreux- qui l’ignoreraient encore, Le Dakar (ou Rallye Paris-Dakar) est un rallye raid professionnel qui se déroule chaque année en janvier. Les trois catégories principales de véhicules participent au rallye (autos, motos et camions), avec plusieurs sous-catégories en fonction des motorisations ou encore des modifications apportées. Si aux débuts du Dakar toutes les marques automobiles étaient représentées, même les plus inattendues telle que Vespa en 1980 ou Rolls-Royce en 1981, ce sont désormais ceux qui disposent d’équipes usines avec de gros moyens qui trustent les premières places. Car au fil des années, Le Dakar est devenu une véritable entreprise.

Du Paris-Dakar au Dakar

dakar_01En 1977, Thierry Sabine se perd en moto dans le désert de Libye au cours du rallye Abidjan-Nice. En rentrant en France après avoir failli mourir, il reste profondément marqué par la beauté des paysages qu’il a rencontré. Et c’est en voulant le faire découvrir au plus grand nombre qu’il imagine un rallye partant d’Europe, passant par Agadez avant d’arriver à Dakar. Son rêve devient réalité un an plus tard. Le 26 décembre 1978, les 170 premiers concurrents partent de la Place du Trocadéro à Paris pour rejoindre Dakar quelques 10 000 kms plus tard. Paysages somptueux, parcours original…Le succès du Paris-Dakar est immédiate tant chez les pilotes que chez les spectateurs qui découvrent souvent pour la 1ère fois les étendues désertiques à la télévision. Le début des années 80 continue d’inscrire la légende. Les inscriptions sont de plus en plus nombreuses (216 en 1980) et beaucoup de « people », épris d’aventure, figurent parmi les participants. Accidents, tempêtes de sables…Le Paris-Dakar est suivi comme un feuilleton par des millions de téléspectateurs. Le tracé change et s’étend chaque année.

Mais en 1986, les téléspectateurs découvrent également les dangers des rallyes. Thierry Sabine, une journaliste, un technicien radio, le chanteur Daniel Balavoine et un pilote meurent dans un accident d’hélicoptère. Un deuil qui ne freine pourtant pas les participants qui dépassent les 600 en 1988. Les écuries rivalisent de moyens financiers au détriment, pour certains, de l’esprit bon-enfant des débuts. C’est le début d’une traversée du désert pour Le Dakar et il faudra attendre 1994 pour que le Paris-Dakar reprenne son souffle, avec un tracé aller-retour. Cette même année, Amaury Sport Organisation (constitué de Thierry Sabine Organisation et La Société du Tour de France) acquiert le rallye et pour la première fois en 1995, le départ n’est pas donné en France.

Au fil des années, les organisateurs ont toujours cherché à renouveler le parcours, non sans difficultés car certains pays traversés ne sont pas sans danger. En 2008, le rallye est annulé suite à des assassinats en Mauritanie. Le continent africain devenant trop dangereux, il devient désormais sud-américain. Depuis 2015, Dakar est une marque déposée qui se décline en vêtements, mugs et même caleçons mais également tout de même en courses automobiles à l’étranger avec les Dakar Series en Hongrie, Portugal ou en Russie.

Le Dakar fait-il encore rêver ?

AUTO - DAKAR 2011 RACE PART 2Les inconditionnels de la première heure et les amoureux de courses automobiles répondront sans doute oui. Les aventuriers en herbes, les curieux et ceux qui sont fascinés par les paysages d’Afrique également. Le Dakar est en effet le premier rallye véritablement télévisuel. Le contraste entre la civilisation occidentale « moderne » et bruyante et les villages traditionnels africains est saisissant. Décrié ou admiré, cela reste une performance médiatique qui n’a jamais été copiée depuis.

Pour les constructeurs automobiles l’important est ailleurs. Un lieu de test pour leurs véhicules mais également une vitrine formidable, comme pour tous les sponsors. En 2012, près d’un million de spectateurs assistent à l’arrivée du Dakar à Lima au Pérou. Sans oublier le nombre de téléspectateurs estimé à 1 milliard…

L’entreprise Dakar

Si le Dakar est avant tout un rallye, c’est également une grosse entreprise financée à 60% par les droits d’inscriptions (environ 14000 euros pour un motard sans assistance à 50000 euros pour une voiture avec véhicule de soutien). Les pays traversés apportent 20% de plus au budget, le reste étant complété par les sponsors et les télévisions.

Chaque année, c’est l’équivalent d’un équipage de porte-avion qui intervient sur Le Dakar avec plus de 3 000 personnes pour l’organisation, 350 véhicules d’assistance, 12 hélicoptères et environ 190 preneurs d’images car c’est Amaury Sport Organisation qui gère la production audiovisuelle. Cette dernière reste très discrète sur les bénéfices du Dakar, ceux-ci étant « mélangés » à ceux d’autres évènements sportifs qu’elle produit (Tour de France, Paris-Roubaix, Marathon de Paris…) mais son chiffre d’affaire atteignait tout de même 180 millions en 2013, et la rentabilité du groupe reste supérieure à 20%, tout cela sans le foot !

Si le Dakar n’est pas le Pérou cette année, il continue néanmoins à tracer sa route.