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L’événement est dans le sport : le CIO et les JO

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Dans quelques jours la flamme olympique illuminera le ciel de Rio. C’est alors que débuteront les Jeux Olympiques d’été. Plus de 17 000 athlètes et membres de délégations, 40 sports différents, 7,5 millions de billets vendus…Les chiffres des JO donnent le tournis, auxquels s’ajoutent, comme à chaque édition, son lot de rumeurs, polémiques et controverses. Le revers de la médaille (olympique) d’un événement et d’une marque devenus planétaires.

L’Olympisme, des jeux pour la paix

jo_bureauxLes JO constituent pour les sportifs du monde entier le Graal suprême. Organisés tous les 4 ans, en été et en hiver, ils permettent aux athlètes de tous les pays membres (plus de 200) de concourir dans plus de 50 disciplines différentes, des plus atypiques comme le curling aux historiques épreuves d’athlétisme. A la fin des épreuves, seuls 3 athlètes monteront sur le podium afin de se voir décerner les mythiques médailles d’or, argent et bronze.
Au-delà des épreuves sportives, les JO sont la vitrine du très célèbre CIO (Comité International Olympique), une association à but non lucratif fondée à l’origine par le Baron Pierre de Coubertin afin de bâtir un monde pacifiste grâce au sport en promouvant le fair-play et l’entente entre les peuples. Une belle idée qui semble aujourd’hui un peu éloignée de la réalité.

CIO, une organisation tentaculaire

C’est en 1894 à Paris que le Baron Pierre de Coubertin, lors du premier congrès olympique organisé par l’Union des Sociétés Françaises de sports athlétiques, décide de faire revivre les célèbres Jeux Olympiques. 13 nations différentes et plus de 2000 personnes, assistant à ce congrès, approuvent cette décision. Le CIO est alors fondé pour organiser les jeux.

pierre_coubertin

Conscient que le sport peut également être un facteur de rapprochement entre les peuples, Coubertin ajoute aux jeux une dimension presque religieuse avec devise officielle « Citius-Altius-Fortius » (Plus vite, plus haut, plus fort), drapeau officiel avec les anneaux symbolisant les 5 continents (présenté en 1914), serment olympique (prononcé pour la 1ère fois en 1920), le célèbre crédo « l’important c’est de participer », l’hymne et la flamme. Tous ces symboles fédérateurs, apparus au fil des éditions, sont aujourd’hui des marques déposées, propriétés entières du CIO.

Au fil des années et des pays s’ajoutant aux jeux, le CIO a grossi. Aujourd’hui il chapote plus de 200 Comités Nationaux Olympiques dans autant de pays qui sont les seuls à pouvoir envoyer leurs athlètes aux Jeux et désigner dans leur pays la ville qui peut accueillir les JO. Mais le rôle du CIO dépasse largement le seul fait d’organiser les JO. En se basant sur sa charte indépendante, il vise par exemple à encourager le développement d’autres épreuves sportives, à soutenir des mesures protégeant la santé des sportifs, la promotion des femmes dans le sport ou encore à lutter contre le dopage…

JO, une visibilité mondiale

Si à l’origine seuls les sportifs amateurs pouvaient participer aux JO, ce sont aujourd’hui de vrais professionnels qui foulent les pistes. Même si certains sont déjà des champions reconnus dans leur pays, pour d’autres, et notamment des athlètes de petits pays, c’est l’occasion de se montrer et de rayonner par-delà les frontières, de porter haut et fort les couleurs d’un pays que peu pourraient situer sur une carte.coca_jo
Côté marques qui achètent des licences et fournisseurs officiels, l’enjeu est ailleurs. C’est évidemment une aubaine commerciale. De Coca-Cola à Mac Donalds en passant par Omega, Samsung ou Panasonic, les plus grandes marques se disputent un partenariat avec les JO, l’assurance pour eux d’une exclusivité commerciale unique sur les sites olympiques, moyennant un coût qui approche le milliard de dollars. L’image de marque a donc un prix…
Mais il ne faudrait pas oublier non plus le plaisir des milliers de spectateurs venus du monde entier qui vont pouvoir assister en direct aux plus belles épreuves sportives, faisant également tourner une bonne partie de l’économie locale de leur lieu de résidence.

JO, l’inflation des chiffres

L’organisation des JO est aujourd’hui une énorme machine. Construction d’infrastructures sportives, routes, hébergements, transports, encadrement, village d’accueil…Jusqu’en 2014, les villes organisatrices ont toutes dépassé leur budget initial, la médaille d’or revenant à Sotchi en 2014 avec un budget final de 36 milliards d’euros, plus de 12 fois le budget initial prévu.

budget JO sotchiLe budget des JO de Sotchi (cliquez pour agrandir).

 

Si l’on semble revenu à des budgets plus « raisonnables » (6,2 milliards d’euros pour Paris 2024), il apparait néanmoins que seuls les pays les plus riches puissent être en mesure d’organiser des jeux.

Licences diverses, droits de retransmission, timbres ou encore partenariats sont autant de sources de revenus complémentaires pour le CIO, et de visibilité pour de nombreuses marques. Car les JO sont aussi une affaire de com qui pour certains est aujourd’hui beaucoup trop éloignée de l’esprit initia, sans compter l’opacité de l’organisation et les soupçons de corruption qui viennent régulièrement entacher le drapeau olympique.
Mais les Jeux sont toujours là et cette année à Rio près de 500 000 spectateurs sont attendus. Pour la première fois une délégation de 10 réfugiés (syriens, soudanais du sud…) prendra part aux épreuves. 812 médailles d’or seront remises et près de 60 000 repas servis quotidiennement au Village Olympique d’une superficie totale de 750 000 m2. Enfin la prime accordée par les fédérations pour les médaillés d’or est de 50 000 euros, 20 000 pour les médaillés d’argent et enfin 13 000 pour le bronze.

Le CIO a encore de beaux jeux devant lui alors vive le sport, et vive les JO !